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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 11:52

 

Jappe.jpg à l'Université d'Ottawa le mardi 12 mars 2013 : COUV_JAPPE_Credit_a_mort_2.jpg

Critique de la marchandise, de la valeur, du travail et de l'argent : De l'utilité de la théorie de Marx pour comprendre le présent.


à l'UQAM (Université du Québec à Montréal) le 14 mars 2013 :

Crise de la finance ou crise du capital et du travail ? »

 

à l'UQAM (Université du Québec à Montréal) le 15 mars 2013 :

La critique de la valeur : le fétichisme, un paradigme pour les sciences sociales.

 

Origine : http://palim-psao.over-blog.fr/

 

Par Critique de la valeur - Publié dans : Comprendre la critique de la valeur - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 12 février 2013 2 12 /02 /Fév /2013 12:47

 

 

 

Dans une vidéo de janvier 2013, évoquant la menace de fermeture du Virgin Megastore des Champs-Elysées, Alain Soral - militant franco-suisse, national-socialiste, fondateur du mouvement “égalité et réconciliation” - prétend connaître les solutions à la crise économique. Sur le ton profesSoral qui le caractérise, Il dit :

La France est entrée gravement en récession et toutes les solutions politiques au service des racketteurs bancaires ne peuvent qu'aggraver la récession. Les solutions économico-sociales pour sortir de la crise, on les a. Hein. C'est arrêter d'être écrasé par le Capital  qui, je le rappelle, pour citer Karl Marx, est du “travail mort”, pour effectivement refonctionner (?)sur du Capital vertueux (!)-le Capital étant toujours une spéculation sur la valeur ajoutée du travail, hein. Voilà. Et là on parlera le mois prochain de gens qui à une certaine époque avaient trouvé les solutions pour échapper à cette logique mortifère et Malthusienne du “travail mort” qu'est le Capital prédateur pour essayer effectivement de recréer de la richesse malgré, comment dirai-je, le manque de capital ou la violence du capital. Voilà. Donc on a en réalité sur le plan théorique et économique toutes les solutions.”

 

Outre l'extraordinaire assurance avec laquelle Alain Soral prétend avancer des solutions pour résoudre la crise, il est remarquable de voir comment il se sert du lexique marxien pour servir sa triste cause.

Les confusions autour des catégories de "travail mort", de "travail abstrait" et de "capital"sont monnaies courantes et alimentent un tas de théories pseudo-critiques. En l'occurrence dans l'exemple de Soral, le travail mort, assimilé au "Capital mortifère" renvoyant à la catégorie d'exploitation, s'oppose à un pseudo-"vrai" travail qui serait créateur de ce qu'il appelle un "capital vertueux".

Marx ne dit pas cela. Les catégories de capital et de travail sont communément enchâssées dans une logique abstraite propre qui ne permet absolument pas de les retourner positivement comme des catégories d'un mécanisme qu'il serait possible de contrôler selon une volonté morale.

 

L'opposition  travail mort/travail vivant se rapporte à l'opposition "capital constant" (matières premières et machines qui ne font que transmettre leur valeur) /"capital variable" (travail humain seul source de création de valeur). Ce sont des catégories complémentaires qui s'opposent de façon dialectiques et surtout pas de façon antithétiques.

 

Il ne s'agit pas de faire un cours de marxologie mais de dévoiler la stratégie confusionniste de l'à peu près qu'on entends chez les néo-marxistes ou les rouges-bruns comme Soral, stratégie qui leur permets de faire dire tout et n'importe quoi au vieux barbu. 

 

Sous couvert d'analyses géo-stratégiques, cette soi-disant critique a recours à la psychologie et au moralisme. Elle subjectivise ainsi la logique mortifère du capitalisme.

 

Selon cette analyse, il s'agirait aussi de distinguer production et spéculation. Ce que fait tout aussi bien Mélenchon, soit dit en passant, au grand dam du rouge-brun.

La production y est vue comme une activité vertueuse sans se demander de quelle production il s'agit et la spéculation est assimilée au vice, à la rapacité et la volonté de domination de soi-disant méchants traders americano-sionistes.

1-Concernant la production : Le problème c'est qu'elle n'est pas une production de richesses au sens où il s'agirait juste d'une transformation de matières en biens utiles. Elle est une production de valeur. Elle a pour corolaire le travail. Lorsqu'on parle de production au sein de ce système, comme pour le travail, on parle d'une catégorie historiquement déterminée qui n' a jamais existé avant.

2-Concernant la spéculation : elle n'est pas la soi-disant perversion de la bonne vieille production industrielle d'antan. Elle est, et a toujours été, intrinsèquement liée à la production industrielle. Elle a pris une dimension phénoménale dans les dernières décennies non pas pour supplanter la production mais comme seul et unique moyen pour le capitalisme de se maintenir "en vie". Elle a été la perfusion qui a permis de donner l'illusion de vitalité à ce système moribond.

 

images

 

Le travail n'a pas pour but de créer de la richesse. C'est essentiellement une production de valeur abstraite c'est à dire une forme particulière de richesse dont le but n'est pas la satisfaction des besoins humains mais l'accumulation de valeur abstraite.

La valeur d'usage est à la fois l'alibi et le bénéfice secondaire de la production capitaliste.

La valeur se cache derrière le masque de la valeur d'usage pour exister. Si il existe des autoroutes qui nous permettent d'aller en vacances, de rejoindre Paris à Marseille en sept heures, c'est uniquement parce que la suprême valeur avait besoin d'axes rapides pour faire circuler ses marchandises.

Il serait peut-être temps de se demander ce que signifie "partir en vacances" et si c'est un véritable progrès que de rejoindre Paris à Marseille en sept heures...

Par Critique de la valeur - Publié dans : La pseudo-critique - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 29 décembre 2012 6 29 /12 /Déc /2012 12:23

chine

 

"C'est dans l'emballage de pierres tombales en polystyrène que Julie Keith a decouvert une drôle de lettre. Alors que cette mère s'apprêtait à décorer son jardin pour Halloween après avoir fait ses emplettes au supermarché local elle s'est retrouvée face à l'appel au secours d'un travailleur forcé chinois.

On peut notamment y lire en anglais et avec quelques mots en chinois "Monsieur: si vous venez d'acheter ce produit pourriez vous avoir l'amabilité de transmettre cette lettre à l'organisation mondiale des droits de l'Homme (...) Il est fait mention de journée de 15Heures de travail sans pause dominicale ni vacances, mais également de torture et de salaires dérisoires. Ces travailleurs purgent une peine d'un à trois ans sans jugement.

L'auteur précise que ces fausses pierres tombales ont été fabriquées au camp de travail Masanjia à Shenyang, au Nord-Est de Pékin."

Le Monde du 28/12/12 Blog "Big Browser"

 

"Toutes les fois que la loi impose la limite de dix heures pour le travail des enfants dans les branches d'industrie non réglementées, on entend retentir de nouveau les plaintes des fabricants. Nombre de parents, disent-ils, retirent leurs enfants des industries dès qu'elles sont soumises à la loi, pour les vendre à celles où règne encore « la Liberté du travail », c'est-à-dire où les enfants au-dessous de treize ans sont forcés de travailler comme des adultes et se vendent plus cher. Mais comme le capital est de sa nature niveleur, il exige, au nom de son Droit inné, que dans toutes les sphères de production les conditions de l'exploitation du travail soient égales pour tous. La limitation légale du travail des enfants dans une branche d'industrie entraîne donc sa limitation dans une autre.

Nous avons déjà signalé la détérioration physique des enfants et des jeunes personnes, ainsi que des femmes d'ouvriers que la machine soumet d'abord directement à l'exploitation du capital dans les fabriques dont elle est la base, et ensuite indirectement dans toutes les autres branches d'industrie. Nous nous contenterons ici d'insister sur un seul point, l'énorme mortalité des enfants des travailleurs dans les premières années de leur vie. Il y a en Angleterre seize districts d'enregistrement ou sur cent mille enfants vivants, il n'y a en moyenne que neuf mille cas de mort par année (dans un district sept mille quarante-sept seulement); dans vingt-quatre districts on constate dix à onze mille cas de mort, dans trente-neuf districts onze à douze mille, dans quarante-huit districts douze à treize mille, dans vingt-deux districts plus de vingt mille, dans vingt-cinq districts plus de vingt et un mille, dans dix-sept plus de vingt-deux mille, dans onze plus de vingt-trois mille, dans ceux de Hoo, Wolverhampton, Ashton-under-Lyne et Preston plus de vingt-quatre mille, dans ceux de Nottingham, Stockport et Bradford plus de vingt-cinq mille, dans celui de Wisbeach vingt-six mille, et à Manchester vingt-six mille cent vingt-cinq. Une enquête médicale officielle de 1861 a démontré qu'abstraction faite de circonstances locales, les chiffres les plus élevés de mortalité sont dus principalement à l'occupation des mères hors de chez elles. Il en résulte, en effet, que les enfants sont négligés, maltraités, mal nourris ou insuffisamment, parfois alimentés avec des opiats, délaissés par leurs mères qui en arrivent à éprouver pour eux une aversion contre nature. Trop souvent ils sont les victimes de la faim ou du poison. 

 

Karl Marx Le Capital, Livre 1, Chapitre XV

Par Critique de la valeur - Publié dans : Critique du travail - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
 
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