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25 Jan

Agenda des rencontres autour de la critique.

Publié par Critique de la valeur  - Catégories :  #Evenements

- Le vendredi 31 janvier à 21h à Bourges :

Se tiendra une rencontre autour de la parution de l'ouvrage "Sortir de l'économie"

 

Lors de cette rencontre, Denis et Steeve, membres du collectif «Quelques ennemis du meilleur des mondes», présenteront le bulletin Sortir de l'économie (disponible en ligne ici) et plus particulièrement le recueil publié récemment aux éditions Le Pas de Coté, de certains textes extraits du bulletin revus et augmentés pour l'occasion (voir ici).

 

Il sera de la sorte question de revenir sur le contexte qui a mené à la création du bulletin, du positionnement initial de ses auteurs ainsi que de son évolution. Bien sûr, ce sera également l’opportunité de présenter quelques textes et surtout les idées fortes qui les structurent.

 

 

Lieu:

A la Soupe aux choux, au dessus du restaurant Le Guillotin.

Place Gordaine à Bourges, à 21 h.

 

Source : Critique radicale de la valeur

 

 

 

 

 

- Le mercredi 05 février à 19h45 à Paris :

 

Se tiendra une rencontre avec Anselm Jappe autour "La civilisation et le travail" de William Morris.

 

L'éditeur  Le passager clandestin poursuit le travail de redécouverte de William Morris qu'il avait entrepris en 2010 avec « Comment nous pourrions vivre », en publiant deux conférences du socialiste anglais, dont la seconde était jusque-là inédite en français ; « Travail utile et vaine besogne », et « Des origines des arts décoratifs », prononcées en 1884 et 1886 et réunies ici sous le titre « La civilisation et le travail », avec une préface d'Anselm Jappe.

 

Designer textile, imprimeur, écrivain, peintre, architecte… William Morris (1834-1896) considérait l'ordre social capitaliste et le système technique comme les deux sources principales et convergentes du malheur moderne. Dans ces deux conférences, il instruit le procès des logiques d'exploitation et de gaspillage de ce qu'il nomme la « civilisation ».

 

Aux tâches répétitives et dépourvues de sens et à la consommation de pacotilles inhérentes au productivisme capitaliste - ces « fardeaux que nous avons coutume, aujourd'hui, d'appeler richesses » -, Morris oppose une vision du travail héritée des arts populaires, où l'artisan, maître de tous les aspects de son art, connaît à la fois un repos abondant, le plaisir créatif et la satisfaction de faire œuvre utile à la communauté.

 

Avec une acuité qui nous laisse stupéfaits quand nous le lisons 130 ans plus tard, William Morris critique les conditions du travail dans les usines, les formes artistiques créées par le capitalisme, la publicité (qui était encore à ses tout premiers débuts !), la production des faux besoins et désirs, l'esprit de concurrence universelle... En visionnaire, il montre que le travail moderne n'est exécuté qu'en vue de l'accumulation de cette richesse abstraite qu'est la valeur ; et note, avec une perspicacité rare à son époque, les effets désastreux de la domination de la nature sur la nature même ! D'autres aspects de sa pensée encore étonneront par leur actualité, que ce soit sa polémique contre la restauration des bâtiments du passé et la destruction du patrimoine architectural au nom de sa sauvegarde, sa méfiance envers les « experts », son rejet de l'État et de la politique...

 

Une invitation vigoureuse et profonde à repenser le travail !

Lieu:

CICP (21 ter rue Voltaire, Paris XIe).

Source : Critique radicale de la valeur

 

 

- Le jeudi 20 février à 18h15 à Paris :

Annulation : Convalescent, Moishe Postone annule sa venue en France le 20 février 2014 à Paris.

Il sera possible d'entendre Moishe Postone débattre avec Jacques Bidet, Etienne Balibar et Emmanuel Renault à la plénière "Utopies Critiques" organisée dans le cadre du colloque international PENSER L'EMANCIPATION qui se tiendra à l'université Paris-Ouest Nanterre.

Programme

 

 

Lieu : Université Paris-Ouest Nanterre.

Théatre Bernard-Marie Koltès/Batiment L

 

 

 

 

 

- Le mardi 25 février à 19h15 à Paris :

Mairie du 2e, 8, rue de la Banque, métro Bourse
Université Populaire: DEMAIN, QUELS HUMAINS?
 
INVITÉ: Anselm JAPPE, Dany-Robert DUFOUR 
THÈME: L’ARGENT FAIT-IL LE BONHEUR ?

Deux philosophes proposeront leurs réflexions sur cette question cruciale en temps de crise, et entreront en dialogue :
 
Anselm JAPPE, philosophe allemand, enseigne en France et en Italie, auteur de Guy Debord (Denoël 2001), Les Aventures de la marchandise (Denoël, 2004), Crédit à mort (2012), avance une critique radicale du capitalisme en tant que société marchande et analyse les conséquences de son épuisement, telles que la fin de l'argent et du travail. 


Dany-Robert DUFOUR, philosophe, auteur de « L’INDIVIDU QUI VIENT… après le libéralisme ». Précédents  titres : L'Art de réduire les têtes, Le Divin Marché , La Cité perverse - Libéralisme et démocratie. Directeur de programme au Collège international de philosophie et professeur en sciences de l'éducation à l'université Paris-VIII. Son travail se situe à la jonction de la  philosophie politique et de la psychanalyse.http://rencontres-et-debats-autrement.org/index.php?page=dany-robert-dufour
 
Voici comment les deux auteurs aborderont la question :L’ARGENT FAIT-IL LE BONEUR ?

Anselm JAPPE
« Dans la société capitaliste, toute production ne sert qu’à transformer une somme d’argent dans une somme plus grande d’argent. Comment alors prendre en compte la finalité et les conséquences de cette production ? La création d’argent est devenue la seule finalité de la vie sociale. Une telle société ne peut qu’être malheureuse. Il ne s’agit pas de condamner l’« avidité » de l’être humain, ou de certains groupes sociaux, mais de revenir sur la structure même de la marchandise et du travail qui la produit. Sortir de l’argent et du travail n’est pas un programme « utopique ». C’est la société capitaliste même, en pleine décomposition, qui est en train de les abolir : plus de travail, plus d’argent valable. Aujourd’hui, il s’agit de trouver des stratégies pour répondre à cette situation inédite. Le défi de note époque en pleine mutation est de bâtir une vie sociale qui ne soit plus basée sur l’argent et le travail, plutôt que tenter de ranimer leurs cadavres. »


Dany-Robert DUFOUR : 
« L'argent fait-il le bonheur ?
J'essaierai de montrer en quoi l'argent nous a libérés (des servitudes du troc par exemple) et en quoi l'argent nous a aliénés. Cette aliénation vient de sa valeur fétiche, c'est-à-dire magique, qui nous fait croire que l'argent, pouvant s'échanger contre n'importe quoi, peut tout. Le bonheur par l'argent, donc, mais à quel prix ? »

 

Source : http://rencontres-et-debats-autrement.org/index.php?page=prochain-theme-2-2

 

Agenda des rencontres autour de la critique.
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