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20 Mar

A lire

Publié par Critique de la valeur  - Catégories :  #Comprendre la critique de la valeur

Femme qui lit...


...à moitié dans mon lit !




Cela n'aura échapé à personne : le blog de la critique de la valeur est un espace de diffusion de la théorie critique post-marxienne la plus avancée. Mais c'est aussi un espace de rencontre et, plus particulièrement, de rencontre entre moi et des jeunes femmes.
Et puisque je les préfère lectrices d'ouvrages subversifs, je vais me livrer ici à une petite bibliographie détaillée afin de leurs donner les clés d'un futur rendez-vous réussi. A bientôt'




Commencons avec l'indispensable ouvrage d'Anselm Jappe "Les aventures de la marchandise" publié en 2003 chez DENOËL aprés un très bon "Guy Debord" en 2001 chez le même éditeur. C'est l'un des piliers de la diffusion en langue française des théories post-marxiennes. Il y reprend la critique des catégories fondamentales que sont la marchandise et le travail, analyse l'histoire de la société marchande et tente un rapprochement des plus passionants entre la critique et l'anthropologie.

Un livre à lire à consulter tant il est précis et rigoureux. Il y manquerait peut-être un index.

L'édition DENOËL n'étant pas fameuse (coquilles, fragilité...), il serait chouette de le voir rééditer convenablement.














Poursuivons avec le "Manifeste contre le travail", publié en 2002 en France (1999 en Allemagne). C'est certainement l'ouvrage le plus connu touchant à la critique de la valeur, du moins le plus vendu. Il a originellement été publié aux éditions LIGNES LEO SCHEER dans une jolie édition, puis a été repris chez 10/18 (succés oblige) dont la couverture très moche est montrée ci-contre. Il est malheureusement aujourd'hui complètement épuisé. Donc, en attendant une réedition, vous pouvez le télécharger ici : Manifeste contre le travail

Pour ce qui est du contenu, laissons parler les auteurs:


"Il y a cent cinquante ans, Marx affirmait la nécessaire sortie du capitalisme par le moyen de la lutte de classes. Cent vingt ans plus tard, l'Internationale situationiste élargit la définition du prolétariat et met en cause la société capitaliste en tant que société de travail. Aujourd'hui, le Manifeste contre le travail du groupe Krisis reprend la critique là où les situationnistes l'avait arrêtée. Pour Krisis, le capital et le travail ne s'opposent pas : le travail est une activité spécifique au capitalisme, il est au coeur d'un système qui s'auto-reproduit sans fin et fait des hommes la "ressource humaine" de son auto-reproduction infinie. Il ne s'agit donc pas de libérer le travail (toute la gauche, y ompris Attac, réclame que la création d'emplois cesse d'être entavée par la spéculation), mais de se libérer du travail. Rédigé à l'origine en allemand, Manifeste contre le travail a déjà été traduit en portugais, italien et russe ; des versions anglaise et polonaise sont actuellement en préparation.
"






Pour continuer cette petite biblio consacrée à la critique, je ne peux passer à coté d'un des auteurs les plus prolifiques et des plus influents en ce domaine, je veux parler de Robert Kurz. Il est l'un des fondateurs du groupe krisis  qu'il a par la suite quitté pour fonder EXIT. Sur la scission au sein du groupe Krisis, j'y reviendrai peut-être dans un futur article.



En 1843, Marx caractérisait la société allemande comme « au-dessous de toute critique » (Critique de la philosophie du droit de Hegel). Ce mot, Robert Kurz le reprend en 2003, à l'aube de la seconde guerre en Irak, pour stigmatiser l'extrême gauche allemande qui se révèle alors incapable d'assumer une position à la fois antiguerre et anticapitaliste conséquente. Pour contribuer au dépassement de cette incapacité à affirmer une position révolutionnaire, Kurz montre que les grilles d'analyse de l'extrême gauche sont caduques et trace le cadre dans lequel la guerre d'Irak doit être inscrite pour être réellement comprise et combattue : le capitalisme d'aujourd'hui, c'est-à-dire le capitalisme mondialisé en crise.













Après le Manifeste contre le travail du groupe Krisis, dont il est l'inspirateur et le principal théoricien, Robert Kurz nous donne aujourd'hui, avec Avis aux naufragés, un livre que traversent la même urgence et la même perspicacité de l'analyse.
Si le présent recueil traite de «questions d'actualité», c'est au sens fort du terme, d'une actualité appelée à durer: chômage structurel de masse et liquidation de l'État social dans les pays du centre capitaliste, économie de pillage et guerres «d'ordre mondial» dans les pays de la périphérie... Kurz rend tous ces phénomènes à leur intelligibilité en les inscrivant dans leur vrai cadre: le délire du mode de production capitaliste.
















"Lire Marx - les principaux textes de Karl Marx pour le XXIe siècle" est donc une selection de textes parmi les plus important de Marx. Robert Kurz les a rassemblé par thème: l'irrationnalité du mode de production capitaliste, la critique du travail, la critique des structures idéologiques, la crise comme tendance inhèrente au capitalisme, la mondialisation, le capital financier et fictif, les critères de dépassements du capitalisme.
Chacune des selections est précédées d'une présentation de l'auteur.

Le livre est paru aux éditions de la Balustrade qui sont aussi une librairie Parisienne où il est, à mon avis, encore possible de se le procurer ou de le commander.

Mis à part quelques soucis de traduction, c'est vraiment une bonne introduction à l'oeuvre de Marx.
J.Verraes
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Keep 08/08/2010 14:51



Bonjour,


c'est un drole d'oublie que celui des écrits de Temps Critiques avec par exemple leur ouvrage s'appelant "La valeur sans le travail" entièrement dédié à la critique de la valeur.



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